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1970 Mexique
Cette neuvième Coupe du Monde de la FIFA va également être un spectacle télévisé de grande envergure. Pour répondre à la demande des chaînes de télévisions, le coup d'envoi de certains matches est donné à midi. Cette décision suscite l'ire de nombreux joueurs et entraîneurs en raison de la chaleur intense régnant au Mexique à cette heure du jour.
Durant le tournoi, on ne retrouve pas la violence qui avait marqué les deux éditions précédentes. Tout comme en 1950, aucun joueur ne sera expulsé du terrain lors de la Coupe du Monde de la FIFA 1970. Pour la première fois, l'entrée en jeu de remplaçants est permise, tandis que les cartes jaunes et rouges font leur apparition.
Après avoir juré de ne plus jamais jouer en Coupe du Monde de la FIFA, Pelé est toutefois revenu sur sa décision pour aider le Brésil à remporter haut la main la coupe Jules Rimet. Quasiment parfait, le onze auriverde aligne des artistes comme Clodoaldo, Gerson, Rivelino, Tostao, Jairzinho, Pelé et Carlos Alberto.
Lors de la finale disputée au Stade Aztèque de Mexico DF, le Brésil éblouit et surclasse l'Italie 4-1, Jairzinho devenant le seul joueur à avoir marqué lors de chaque match. En demi-finale, l'Italie se défait de l'Allemagne de l'Ouest 4-3 à l'issue d'une rencontre époustouflante, seul match de Coupe du Monde de la FIFA à avoir jamais enregistré cinq buts au cours des prolongations.

1974 Allemagne
C'est à nouveau un triomphe pour la nation organisatrice. A l'issue d'un tournoi placé sous le signe de l'avènement du "football total", l'Allemagne s'empare de la nouvelle Coupe du Monde de la FIFA après une démonstration où engagement total et polyvalence sont les maîtres-mots.Les Pays-Bas, emmenés par un Johan Cruyff impérial, sonnent la charge en battant l'Argentine 4-0 puis le Brésil 2-0, mais doivent s'incliner face à l'Allemagne de l'Ouest en finale (2-1), où Gerd Müller, surnommé "Der Bomber", marque dans son style si particulier le but de la victoire. 20 ans après...

1978 Argentine
Finaliste malheureuse en 1930, l'Argentine doit attendre 48 ans avant de remporter la Coupe du Monde de la FIFA. En 1978, en tant qu'organisatrice, elle profite du soutien populaire pour s'imposer. Elle bat en finale les Pays-Bas, privés de Johann Cruyff, qui a refusé de disputer la compétition en raison de la situation politique. Surclassée par l'Italie dans les matches de poule, l'Argentine se remet dans la course à la faveur d'une victoire 6-0 sur le Pérou.
L'équipe "albiceleste" compte des joueurs d'exception : Daniel Passarella, Osvaldo Ardiles et Mario Kempes, meilleur buteur de la compétition avec six réalisations. En finale, elle bat les Pays-Bas 3-1 dans les prolongations.

1982 Espagne
L'Italie ne peut franchir le premier tour que grâce à une meilleure différence de buts, mais c'est finalement elle qui s'adjuge le trophée. Elle bat sur son chemin le Brésil au terme d'un match extraordinaire et conquiert son troisième titre.
Le Brésil paie la débauche offensive des Zico, Socrates, Falcao et autre Eder, s'inclinant 2-3 sur un triplé de Paolo Rossi. L'Italie poursuit son chemin jusqu'à la finale, où elle s'impose à la RFA par 3-1. Rossi est sacré meilleur buteur avec six buts.

1986 Mexique
L'organisation de la 13ème édition de la Coupe du Monde de la FIFA est attribuée au Mexique, qui devient du coup le premier pays à avoir accueilli la compétition deux fois. Cependant, les Mexicains n'étaient pas le premier choix. C'est la Colombie qui avait été plébiscitée, mais elle avait annoncé en 1983 qu'elle n'avait plus les moyens de recevoir le grand messe du football mondial. De terribles tremblements de terre secouent le pays aztèque juste avant l'épreuve, mais les stades tiennent parfaitement, ce qui motive la poursuite des préparatifs.
Le Brésil s'incline en quart de finale face à la France après les tirs au but, mais les Bleus se font ensuite sortir par la RFA en demi-finale.
Avec deux doublés, l'un contre l'Angleterre - un but de la main, ultérieurement qualifiée de "main de dieu", un autre au terme d'un inoubliable slalom dans la défense anglaise - et l'autre contre la Belgique, Diego Armando Maradona mène l'Argentine jusqu'en finale, où elle se débarrasse de la RFA (3-2) devant 115 000 spectateurs massés au Stade Aztèque.

1990 Italie
Une Coupe du Monde de la FIFA terriblement décevante, avec trop de football défensif et ennuyeux et trop de matches gagnés aux tirs au but. La finale elle-même, entre la RFA et l'Argentine, est la moins intéressante de toute l'histoire de la compétition. Elle se joue finalement, de façon assez ironique, sur un pénalty transformé par l'Allemand Andreas Brehme dans les dernières minutes. L'Argentine devient ainsi la première équipe à ne pas avoir marqué de but en finale d'une Coupe du Monde de la FIFA - et aussi la première équipe à avoir non pas un, mais deux joueurs expulsés durant une finale. L'Italie, pays organisateur, est d'abord séduisante, puis très décevante en demi-finale, où elle s'incline aux tirs au but devant l'Argentine. La RFA remporte l'autre demi-finale aux tirs au but face à l'Angleterre.
La Coupe du Monde de la FIFA 1990 constitue le sommet de la carrière de Roger Milla. A 38 ans, il avait quitté le haut niveau pour jouer à la JS Saint-Pierroise, une modeste équipe de l'île de la Réunion. Mais il accepte de sortir de sa retraite pour laisser une empreinte mémorable sur la Coupe du Monde de la FIFA 1990, propulsant le Cameroun en quarts de finale.

1994 Etas-Unis
Une superbe Coupe du Monde de la FIFA, seulement ternie par une finale décevante que le Brésil remporte aux tirs au but après un match nul et vierge contre l'Italie. Il y eut pléthore de buts, d'émotions, de drames et de surprises. La Bulgarie, qui n'avait pas remporté une seule des 16 rencontres des phases finales qu'elle avait disputées jusque là, est la plus grande de ces surprises, battant l'Allemagne sur la route des demi-finales. Drame, lorsque Diego Maradona, le héros argentin de 1986, testé positif à la cocaïne, est expulsé du tournoi. Tragédie, aussi, lorsque le défenseur colombien Andrés Escobar est assassiné quelques jours après son retour au pays parce qu'il avait marqué un but contre son camp lors du match contre les États-Unis.
Le pays organisateur, les États-Unis, n'a pas à rougir de son parcours, seulement battu par le Brésil, futur vainqueur, en huitième de finale. Les Brésiliens ont la meilleure équipe du tournoi et méritent amplement de l'emporter, même si leur prestation victorieuse en finale laisse un goût amer à beaucoup.

1998 France
La 16ème Coupe du Monde de la FIFA est la plus grande de tous les temps, disputée par 32 équipes, avec 64 matches joués. Le sommet des huitièmes de finale se situe à Saint-Etienne, où l'Angleterre et l'Argentine se livrent un duel épique. La première mi-temps restera dans les annales comme 45 minutes de pur football classique - un pénalty de chaque côté au cours des dix premières minutes, Michael Owen inscrivant LE but du tournoi et donnant l'avantage aux Britanniques, avant que Javier Zanetti n'égalise juste avant la mi-temps, d'une frappe millimétrée sur coup-franc. Après la pause, le drame remplace les buts - David Beckham expulsé pour avoir donné un coup de pied à Diego Simeone, le but "vainqueur" de Sol Campbell refusé pour une faute sur le gardien, les prolongations, les tirs au but... Carlos Roa arrête le cinquième et dernier tir anglais, celui de David Batty, et l'Argentine poursuit sa route.
Pendant ce temps, la France, pays organisateur, fait lentement mais sûrement son petit bonhomme de chemin
En demi-finales, les Bleus se retrouvent avec un sacré paquet-surprise, la Croatie.avant de réduire les supporters français au silence, lorsque le soulier d'or Davor Suker donne l'avantage à son équipe juste après la pause du match contre la France. C'est désormais l'heure de l'homme providentiel ! Le défenseur latéral droit Lilian Thuram choisit en effet ce moment pour marquer son premier but international, puis son second, offrant ainsi une finale de rêve : la France, pays organisateur, face au Brésil.Et nous voici donc rendus à ce fameux 12 juillet ! "Le jour de gloire est arrivé", comme le dit une phrase de "La Marseillaise". Avec un premier but de la tête à la 27ème minute, suivi par un second durant les arrêts de jeu de la première mi-temps, le meneur de jeu Zinedine Zidane pétrifie ses adversaires brésiliens, qui ne parviennent jamais à s'en remettre. Bien que réduite à dix joueurs après l'expulsion de Marcel Desailly à la 68ème minute, la forteresse française ne se contente pas de résister à l'assaut final des Brésiliens, mais se permet même d'ajouter un nouveau but sur une contre-attaque d'Emmanuel Petit à la dernière minute. Le coup de sifflet final de l'arbitre marocain, M.Belqola, le premier Africain à avoir arbitré une finale de Coupe du Monde de la FIFA, donne le signal à toute la population de s'abandonner à l'extase. Les Champs-Elysées sont envahis par plus d'un million de personnes pour une fête qui se prolonge jusqu'au bout de la nuit.

PERON Stéphane